Les Araignées  
L
ANATOMIE, HISTOLOGIE et CYTOLOGIE  DES  ARAIGNEES



LES   ARAIGNÉES  -  SPIDERS

ANATOMIE  ET  COMPORTEMENT
ANATOMY  AND  BEHAVIOR






              Ce sous-site en construction est dédié à la mémoire des Prs. R.Legendre, P.Bonnet, J. Millot, L.Berland (France), P.M.Brignoli (Italie), W.Gertsch et B.J.Kaston (USA)
  arachnologistes ayant associé la rigueur scientifique, l'élégance du texte et l'art de l'illustration

ainsi qu'à  Jean Turchini, le dernier des grands histologistes, et au Pr.Constant Vago, membre de l'Institut.
                                                                                             


  Legendre
Bonnet
Brignoli
Turchini
Vago



Attention ! Il s'agit dans son ensemble de travaux scientifiques, souvent ignorés - plus ou moins volontairement  par les autres zoologistes, surtout américains - et non d'un site de vulgarisation comme ceux qui abondent sur
 la "Toile", ici bien nommée !




Présentation d’organes extraordinaires découverts ou réinterprétés par l'auteur (André Lopez)  dans le cadre d'une étude sur l'anatomie des Araignées   : recherches histologiques et  ultrastructurales  effectuées de1972 à 1998, ces dernières au Laboratoire souterrain du CNRS, Moulis, avec le Dr. Lysiane Juberthie-Jupeau ( ci-dessous) à laquelle il rend  hommage, ainsi qu'à Mmes Monique Cazals,  Bauby et Ruffat, techniciennes

Lysiane


Dans le prosoma (céphalothorax) : la glande acronale (clypéale) des Argyrodes (Theridiidae) et autres Araignées (Linyphiinae, Erigoninae) mâles ; le rostre et sa glande rostrale ; les glandes péribuccales du labium et des gnathocoxes ; les lames maxillaires ou gnathocoxae et leurs glandes «salivaires» présentant un  dimorphisme sexuel chez les Araneidae (Araniella, Nuctenea, Aculepeira, Cyclosa, Kaira), les Linyphiidae (Leptyphantes, Linyphia, Erigoninae) et les  Leptonetidae(Leptoneta, Paraleptoneta) ; les glandes segmentaires dont celles des replis y compris l’organe «gustatif» du pharynx et la glande rétrognathocoxale (Metepeira, Leptyphantes) ; la glande labiosternale (« ex organe sternal ») des Theridiosomatidae tels que Wendilgarda, Naatlo et Theridiosoma ; les chélicères avec certaines formes de glandes venimeuses et autres glandes chélicériennes ;  le bulbe copulateur des pédipalpes mâles avec le tube séminifère, sa cuticule originale et sa glande palpaire ; la glande  tibiale dans les premières pattes ambulatoires du mâle d’Alopecosa (Lycosidae).

Dans le pédicule : les glandes pédicellaires et les sensilles (organes lyriformes) de Meta bourneti, Meta menardi, d' Argyroneta aquatica, d’ Uroctea durandi et autres Araignées ; les sensilles ("archet") de l’appareil «stridulatoire» chez les Argyrodes, en fait statorécepteur, intervenant dans l'équilibration.

Dans l’opisthosoma (abdomen) : le canal déférent du mâle de Telema tenella, décrite ici en détails,  et ses spermatophores ; la spermathèque des Telemidae femelles (Telema, Apneumonella) ; l’appareil épigastrique des  Araignées mâles  comprenant les glandes prégonoporales avec leurs fusules , les organes gonoporaux (réinterprétés comme des sensilles) et les glandules à phéromones ; d’autres structures génitales propres aux Araignées femelles comme les obturateurs («bouchon d’acccouplement» ou mating-plug), en particulier chez les Argyrodes, et la glande rétrogonoporale des Leptyphantes ; les glandes productrices d’allomones telles que le tissu endocrinoïde abdominal des Cyrtarachninae, Mastophorini (Mastophora, Celaenia : Araneidae) et Cyrtarachnini (Cyrtarachne, Pasilobus, Poecilopachys australasia...). L’appareil séricigène est également concerné chez Telema, Eresus, Argyrodes, Cyrtophora, Mecynogea, Cyclosa, Nemoscolus et surtout Kaira alba dont les  glandes agrégées sont extraordinairement modifiées (glandes botryoïdes). 

Sur le plan ultrastructural, leurs cellules et tissus présentent de remarquables organites liés à une fonction sensorielle (tels que le corps tubulaire des sensilles) et surtout, à des  activités glandulaires ; microvillosités apicales de forme parfois inhabituelle ; replis basaux du plasmalemme ;  enveloppe nucléaire riche en pores  ;  réticulum endoplasmique lisse et granulaire très développés ;  appareil de Golgi constitué par de beaux dictyosomes ; vésicules et grains de sécrétion pouvant être très complexes ;  chondriome abondant ; existence fréquente d’une invagination de la cavité extracellulaire logeant un  canalicule récepteur  et un appareil terminal (end apparatus) comme dans certaines glandes d’Insectes (classe3 ). En outre, il peut exister des jonctions intercellulaires adherens, septées, des systèmes particuliers de canaux excréteurs aboutissant à des pores, ainsi que des différenciations uniques de la cuticule, notamment de l’épicuticule et de l’endocuticle  du tube séminifère, diversement ajourées.

Souvent uniques dans le règne animal, ils expliquent des particularités non moins surprenantes du comportement des Araignées, surtout dans le processus complexe de la transmission spermatique, l' accouplement proprement dit, l'équilibration et l'attraction des proies par "mimetisme chimique".  


Par ailleurs, quelques
taxons d'intérêt médical font l'objet d'une présentation séparée sous la rubrique "Araignées dangereuses".  Leur venin peut en effet occasionner divers syndromes (Latrodectisme, Loxoscélisme, Atraxisme, Cténidisme, Chiracanthisme) lorsqu'il est inoculé dans l'organisme humain.

Le sous-site sur la Garrigue languedocienne
( Faune cavernicole :
Araignées,) présente enfin un  grand nombre d'espèces du Midi de la France.


Titres et travaux de l'auteur


Anatomie des Araignées


                                              
                                                                                
 


r>
<

!