|
LE
PECTEN GLABRE ET AUTRES COQUILLAGES MARINS
TRÈS APPRÉCIÉS DANS LE BITERROIS DURANT
L’ ANTIQUITÉ. LEUR ORIGINE
PROBABLE
par André Lopez, auteur (Version 2024 avec addendum 2026) |
Il
s'agit en fait d'un véritable
"Mémoire" dont la préparation
a nécessité deux bonnes années de travail.
|
Couleurs
conventionnelles :
En noir et italiques, termes romains
; en violet,,
noms
génériques et spécifiques ; en kaki,
noms vernaculaires et non linnéens ; en marron, termes biozoologiques et
anatomiques
; en vert, noms de
familles et
sous-familles ; en bleu clair, noms de
groupements plus élevés ; en bleu foncé, liens ;
en orange,, parties
les plus importantes
et résumés.
|
![]() |
![]() |
![]() |
| Fig. 1 - Pecten glabre, schémas des
valves |
Fig.2 - Trois Pectens glabres, faces
externes et internes. Vivios. |
Fig.3 - Pecten glabre
entier, vase de
l'étang de Vendres. |
![]() |
| Fig.4 -
Pecten glabre vivant , après ouverture et
étalement des valves. Turquie. |
| |
![]() |
![]() |
| Fig.5 - "Pageline
"
Chlamys
opercularis Chichoulet |
Fig.6 - "Pecten noir"
Mimachlamys
varia Etang de Thau |
![]() |
![]() |
| Fig.7 - Formes arrondies |
Fig.8 - Forme
allongée : valve
gauche. |
| Au centre, vue interne d'une valve |
Vues externe, à gauche, et interne,
à droite |
![]() |
![]() |
![]() |
| 9Fig.9 -
Coque en vue latérale |
Fig.10 - Cerastoderma edule |
FigFig.11 - Cerastoderma
glaucum |
| Ensemble
cordiforme |
Pour chaque espèce, deux coques
ouvertes, vues externes à gauche et internes à droite |
|
![]() |
| Fig.12 - Moule de
Méditerranée, épave. |
| Vues externe, en haut et interne, en
bas |
![]() |
![]() |
| Fig.13 - Coquilles d'autres Mollusques
incrustées sur des valves d'Huîtres |
Fig.14 - Huîtres soudées. Vases de l'Etang de Vendres |
| Pecten, à gauche, et deux Cérithes, au centre et à droite | Des
Huîtres ainsi accolées avaient été
consommées
à Vivios |
![]() |
| Fig.15 - Cérithes communs |
![]() |
![]() |
| Fig.16 - Villa du Petit Marignan, Nissan
lez Ensérune. |
Fig.17 - Villa de
Puech Oré, Lespignan |
| Mur émergeant et dépotoir (D) dans talus à gauche, Pectens (détail) à droite | Pectens, tessons |
![]() |
![]() |
![]() |
| Fig.42 A - Flexopecten
glaber exposé dans une vitrine du Musée d' Ensérune. Avec autorisation. |
Fig.42 B Fragments
de poteries
décorées, près du précédent (Pg).
L'une d'elles montre une représentation genre du (P)
figurée avec ses côtes
et ses oreillettes |
Fig.42
C - Outil métallique pourvu de "dents" exposé dans une autre vitrine
du Musée d' Ensérune. Avec autorisation. |
| Valve isolée (vue externe) avec une perforation manifestement artificielle. Il y aurait d'autres Pectens dans les réserves du Musée selon Mme Izac et Mr.Tissot) | Voir aussi Fig.42a
et Fig.42b |
![]() |
| Carte 1
- Nissan et Lespignan :
1,
Villa du
Petit Marignan - 2, villa du Puech Oré. D'après "Google Earth"pour le fond topographique. |
![]() |
| Carte 2 - Lespignan
et Vendres : 3, Villa
de Vivios - 4, Valère - 5, Barre du Puech blanc - 6, étang
Redon et Castelnau - 7, Puech blanc 1 D'après "Google Earth"pour le fond topographique |
![]() |
| Fig.18 - Dépotoir nord-ouest de
Vivios |
| Plusieurs valves de Pectens
exposées in situ après dégagement |
![]() |
| Fig.19 - Même
site : Huîtres,
faces externes à gauche et internes à droite |
| Deux huîtres sont soudées (en
bas, à gauche et au centre, à droite). Flèches :
incisions possibles d'ouverture |
![]() |
| Fig.20 - Même site : cinq Moules, deux Coques et une Cérithe |
(Fig.21)
|
| Fig.21 - Source
Valère :
fragments de Pectens. |
![]() |
![]() |
| Fig.22 - Citerne à coquillages.
Paroi. Encart : Pectens in situ dans
des déblais |
Fig.23 - Valves de Pectens provenant de la
citerne et son contenu déblayé |
![]() |
![]() |
![]() |
| Fig.24 a - Valves de Pecten glabre
superposées (à gauche) et dégagées
(à droite) |
Fig.24 b - Valves dégagées :
détails |
Fig.24 c - Même image en
négatif faisant ressortir les côtes des valves |
| Faute de
fouilles postérieures à 2024, ces images n'auront plus
qu'un intérêt historique |
||
![]() |
![]() |
| Fig.24 d - Muret partiellement
dégagé. Les Pectens sont inclus dans la face
opposée |
Fig.24 e - Vestiges divers, dont des
tessons, jonchant la pente autour de la tranchée. |
![]() |
![]() |
| Fig.25 - Puech Blanc 1 : quatre Pectens
dans le dépotoir |
Fig.26 - Même site : deux Pectens, Cérithe et Huître |
![]() |
|
Carte
3 - Plateau de Vendres : 3, Villa
de Sainte-Germaine - 10, Jaussan - 11 Perrier-Grand Figuier
D'après "Google Earth" pour le fond topographique |
![]() |
![]() |
![]() |
| Fig.27 - Sainte-Germaine : Pecten près d'une anse d'amphore | Fig.28 a -
Sainte-Germaine : Coques, faces
externes de valves |
Fig.28 b - Sainte-Germaine : Coques, faces internes de valves |
![]() |
![]() |
| Fig.29 - Site de Jaussan : Quatre
Pectens |
Fig.30 - Site de Jaussan : Deux Pectens et quatre
Coques |
| Sur plateau de
Vendres : terrasse quaternaire alluviale de l'Orb à sol
lessivé et galets caractéristiques |
|
![]() |
|
Fig.31
- Site de Perrier-Grand Figuier
: Quatre Pectens et galets
|
|
| Fig.32 - Coquilles-épaves diverses
: Pectens, Moule, Coques, Cérithe. Vase du nord de
l'étang de Vendres extraite par dragage à
proximité des Thermes ("Villa") de Vénus. |
![]() |
| Fig.33 - Valve de Pecten glabre : face interne portant un lacis de Serpules.Vase du nord de l' étang. Vendres |
![]() |
![]() |
![]() |
| Fig.37 a - Deux valves de Cerastoderma, faces externes |
Fig.37 b - Autre valve et débris de Cerastoderma | Fig.38 - Flexopecten glaber, face interne
d'une valve |
| Coquillages dans le mortier des Thermes
de Vénus (Vendres). |
||
![]() |
![]() |
| Fig.39 - Pecten dans le mortier d'un pilier
du granarium, face interne. Vivios. |
Fig.40 - Pecten fossile (Chlamys tournali),
face externe. Même site. |
![]() |
| Fig.41
a - Bloc de mortier " de coquillages" (Coques, Amandes de mer) |
| Villa de Font (Fount) de Rome, l'Oustalet,
près de Fleury, Aude. |
![]() |
![]() |
![]() |
| Fig.41 b- Portion de mur,
mortier et coquillages |
Fig.41c - Autre Portion de mur, détails |
Fig.41d
- Dessus de mur et coquillages inclus, détails
|
| Villa de Font
(Fount) de Rome, l'Oustalet, près de Fleury, Aude. |
||
![]() |
![]() |
|
D'après
Forest (2002)
|
Fig.42 b - Deux
valves de Pecten
perforées (à gauche et aucentre), et Coque. Villa du Petit Marignan (Nissan) |
| Faces internes |
Faces externes Voir aussi
Fig.42 A |
![]() |
| Fig.43 - Coquille de
Vernis fauve ( Callista chiona ) |
![]() |
![]() |
| Fig.44 - Palourde grise. Vases de
l'étang de Vendres |
Fig.45 - Rocher épineux. Vase du sud de l'étang de Vendres |
![]() |
![]() |
| Fig.46 Deux Pectens glabres. Villa de
Roques Agudes. Montesquieu, près de Gabian. © F.Marcou |
Fig.47 Coquilles d' Huitres
entières. Vase du nord de l' étang de Vendres |
|
🐚
Les coquillages
anciens de l’étang de Capestang : ce que l’on sait
réellement 🎯 1.
Aucun inventaire malacologique ancien n’a
été publié pour Capestang Contrairement
à l’étang de Vendres, qui a fait l’objet d’une
étude exhaustive par André
Lopez (2020), l’étang de Capestang n’a jamais
bénéficié d’un inventaire
archéozoologique complet des coquillages anciens. Les
publications disponibles sur Capestang relèvent :
Aucun
de ces
auteurs ne traite des coquilles fossiles ou subfossiles, ni des
assemblages
antiques. 🐚 2.
Présence probable de coquillages
lagunaires dans l’Antiquité Même
si
l’étang de Capestang n’a pas été
étudié directement, on peut déduire sa faune
antique par analogie avec :
Les
espèces probables
dans les dépôts anciens de Capestang sont :
Ces
espèces
sont caractéristiques des lagunes du Golfe du Lion
depuis l’époque
romaine. 📌 3.
Pourquoi Flexopecten glaber est
très probablement présent dans les dépôts
anciens de Capestang Même
si aucun
auteur ne l’a encore signalé, plusieurs arguments convergent
: ✔ 1.
L’étang
de Capestang était un milieu lagunaire ouvert dans
l’Antiquité Les
pétoncles du genre Flexopecten sont typiques des lagunes
semi‑marines. ✔ 2.
L’espèce
est attestée dans toutes les lagunes voisines Notamment
:
✔ 3.
Les
villae du Biterrois consommaient massivement les pétoncles Les
dépotoirs de Vendres, Lespignan, Nissan, montrent une forte
présence de
pétoncles dans les déchets culinaires gallo‑romains. ✔ 4.
Les
réseaux économiques antiques du secteur étaient
unifiés Les
coquillages
circulaient entre les villae du littoral et les domaines de
l’intérieur. 🧭 4.
Conclusion
|
|
🐚ans Les coquillages anciens de l’étang de Capestang : ce que l’on sait réellement 🎯
1. Aucun inventaire malacologique ancien n’a
été publié pour Capestang Contrairement
à l’étang de Vendres, qui a fait l’objet d’une
étude exhaustive par André
Lopez (2020), l’étang de Capestang n’a jamais
bénéficié d’un inventaire
archéozoologique complet des coquillages anciens. Les
publications disponibles sur Capestang relèvent :
Aucun
de ces
auteurs ne traite des coquilles fossiles ou subfossiles, ni des
assemblages
antiques. 🐚 2.
Présence probable de coquillages
lagunaires dans l’Antiquité Même
si
l’étang de Capestang n’a pas été
étudié directement, on peut déduire sa faune
antique par analogie avec :
Les
espèces probables
dans les dépôts anciens de Capestang sont :
Ces
espèces
sont caractéristiques des lagunes du Golfe du Lion
depuis l’époque
romaine. 📌 3.
Pourquoi Flexopecten glaber est
très probablement présent dans les dépôts
anciens de Capestang Même
si aucun
auteur ne l’a encore signalé, plusieurs arguments convergent
: ✔ 1.
L’étang
de Capestang était un milieu lagunaire ouvert dans
l’Antiquité Les
pétoncles du genre Flexopecten sont typiques des lagunes
semi‑marines. ✔ 2.
L’espèce
est attestée dans toutes les lagunes voisines Notamment
:
✔ 3.
Les
villae du Biterrois consommaient massivement les pétoncles Les
dépotoirs de Vendres, Lespignan, Nissan, montrent une forte
présence de
pétoncles dans les déchets culinaires gallo‑romains. ✔ 4.
Les
réseaux économiques antiques du secteur étaient
unifiés Les
coquillages
circulaient entre les villae du littoral et les domaines de
l’intérieur. 🧭 4.
Conclusion
|
La formation
de l'étang de Capestang résulte
d'une combinaison de processus géologiques naturels
s'étalant sur des
millénaires et d'aménagements humains constants.
Situé dans l'Hérault, cet
étang est passé d'un golfe marin à une zone humide
continentale
semi-artificielle.
1. La
dépression géologique initiale (Fin du
Quaternaire)
À
la fin de la période quaternaire, une dépression
du terrain naturel d'origine éolienne se crée.
L'érosion par les vents
violents creuse le sol meuble de cette zone (une molasse complexe)
durant la
dernière période glaciaire, préparant la cuvette
topographique qui accueillera
plus tard les eaux. [1, 2, 3]
2. La
période du golfe marin (Antiquité)
Pendant
plusieurs siècles, la mer Méditerranée
occupe tout ce territoire, reliant la dépression à un
ancien golfe marin. À
l'époque romaine et jusqu'au Moyen-Âge, le site fonctionne
comme un bras de
mer. Les populations locales y exploitent activement le sel, faisant de
ces
salines une source de richesse considérable pour la
région. [1, 2]
3.
L'isolement et le comblement naturel (XIVe siècle)
À
partir de la fin du Moyen-Âge (aux alentours du XIVe
siècle), le golfe commence progressivement à se combler
par l'accumulation de
sédiments. Deux facteurs accélèrent cet isolement
: [1]
4. La
domestication par l'homme (Du XVIIIe siècle à
nos jours)
Devenu
un marais insalubre source d'épidémies
(notamment la malaria), l'étang fait l'objet de lourds travaux
de gestion
hydraulique : [4]
Elle était autrefois reliée à la Mer Méditerranée. Les atterrissements (alluvions) du fleuve Aude, causés par les crues régulières et aidés par l'intervention humaine, l'ont petit à petit colmatée, réduisant de plus en plus la superficie en eau. Plusieurs ruisseaux (le principal étant la Quarante) l'alimentent aussi en eau douce.
L' Étang de Capestang est reconnu pour sa diversité avifaunistique. En effet, zone humide la plus reculée du complexe des étangs rétro littoraux du delta de l’Aude, le site de Capestang abrite la 3ème plus importante roselière de la région et constitue ainsi une entité patrimonial importante en termes avifaunistique.
|
RETOUR
|